Le site en ligne "Reims Avant" est un collectif de photographes créé le 15 mars 2012 dans la lignée du site ParisAvant.com et de ceux d'autres villes ; il prolonge également la démarche du livre Reims Mémoire de 1994 et utilise les nombreux recueils de cartes postales publiés,
ainsi que les propres collections des membres du collectif et celles d'Amicartes 51.
Aucune ville ne semble se prêter mieux à cette démarche comparative "passé-présent" ou "avant-maintenant" que Reims : en effet, la métropole gallo-romaine de toute la Belgica
et du baptème de Clovis, la "ville des sacres" des rois de France devient à partir de 1914, la "ville martyre" presque entièrement détruite par les bombardements de la Première guerre
mondiale ; l'essentiel de la trame des rues antiques et médiévales a cependant perduré jusqu'à aujourd'hui. Trois thèmes documentaires apparaissent particulièrement dans notre site :
||||| Rues de Reims ||||| Exploitation des cartes postales anciennes ||||| Guerre 1914-1918 ||||| Histoire de la carte postale ||||| Amicartes 51
La gare de Reims est mise en service le 10 juin 1858, lors de l'ouverture de la section Reims - Rethel de la ligne de Soissons à Givet par la Compagnie des chemins de fer des Ardennes. La section Soissons - Reims sera ouverte le 16 avril 1862 par la même compagnie, permettant ainsi une relation avec Paris via Creil et Soissons.
Elle est endommagée lors de la Première Guerre mondiale, la couverture des quais est remplacée par une halle en béton en 1937.
Pour accueillir le TGV Est Européen, la gare de Reims a bénéficié de plusieurs aménagements : la réfection de la verrière, repeinte en blanc et nettoyée de la pollution ; elle affiche une luminosité accrue grâce à une nouvelle charpente métallique qui remplace la charpente en béton armé ; le rehaussement des quais de la gare, l'ajout d'ascenseurs, et la suppression des quais à une sortie ; enfin la rénovation de l'entrée de la gare, avec plus de propreté.
Rœderer, boulevard Louis [1877].
<=boulevard Joffre (Gare SNCF), => 2, avenue Brébant.
Ancien boulevard du Chemin-de-Fer qui commençait autrefois place de la République. La partie haute jusqu’à la gare fut débaptisée en 1931 pour honorer la mémoire du
Maréchal Joffre.
1170 mètres de longueur, en 1929.
(1809-1870). Bienfaiteur.Né à Strasbourg le 6 avril 1809, mort à Souvilly (Eure) le 18 mai 1870. Louis Rœderer créa en 1832 la maison de champagne qui porte son nom. Il épousa à Sedan en 1838 Louise Félicité Béchet (1817-1854), petite nièce de Jobert-Lucas. Il repose au Cimetière du Nord. Son fils Louis Rœderer (1845-1880), négociant en vins de Champagne, fut député de Reims, 2e circonscription, de 1877 à 1879, et mourut célibataire. Sa fille Léonie épousa à Reims en 1859 Jacques Olry, dont les enfants relevèrent le nom de Rœderer. Vers la fin du 19esiècle, la belle-sœur de Louis Rœderer, Mme Eugène Rœderer-Boisseau (1824-1897), fonda, dans le quartier de Courlancy, un hospice de vieillards qui porte aujourd’hui le nom de Fondation Rœderer-Boisseau. Elle fit également donation du Cimetière de l’Ouest.
Courcelles, rue de [avant 1856].
<=10-12, boulevard Louis-Roederer, => pont de Courcelles, canal.
La rue et le chemin de Courcelles, à partir de 1901, ne formèrent plus q’une seule voie sous le nom de rue de Courcelles afin d’éviter les erreurs à la poste et
dans le commerce. Cette rue s’étendit, à partir de 1951, jusqu’au chemin de même appellation qui mène à la commune de Saint-Brice-Courcelles.
Du village où elle conduit.
Sources : J-Y Sureau : La Vie Rémoise
CPA : Pierre Fréville.
La vue est prise en direction du canal, la rue de Courecelles s'ammorce sur la droite. Le café des Promenades invite, en son temps, à flâner à sa terrasse.
Sans tapage et sans dommage, le Grand Hôtel Continental de Reims a traversé trois guerres et bien des révolutions urbanistiques. Hébergé place d'Erlon, dans un immeuble XIXe qui fut l'un des rares à résister aux bombardements de 14-18, il accueille les voyageurs depuis… 1880. C'est dire que cet établissement à l'enseigne discrète travaille dans la continuité. Philippe Delvaux, l'actuel directeur, ne le contredirait pas. Il est présent depuis 1975 dans un hôtel acheté par son grand-père Félix, en 1929.
Lire la suite de l'article de "L'union" ici : http://www.lunion.presse.fr/article/economie-region/le-continental-sur-un-boulevard%E2%80%A6
Aujourd'hui c'est un avant-après "à peu près" que je vous propose, et ceci pour deux raisons :
- la première : c'est que les photos d'avant sont extraites de "Google Street View", caractérisées par leur focale ultra grand angle et leur point de vue haut perché, l'appareil photo étant juché sur le toit de la voiture de Google.
- la seconde : est que l'endroit a terriblement changé avec la modification du parvis de la gare et le tunnel creusé au niveau des boulevards Joffre et Roederer pour la circulation des voitures.
Il pourrait y avoir une troisième raison concernant les photos actuelles : c'est l'hiver !
Mes excuses par avances aux puristes.
- Roederer, boulevard Louis - (baptisé en 1877). Bienfaiteur (06/04/1809-18/05/1870) – négociant en champagne. Lors de fouilles, il a été trouvé 2 rues
parallèles gallo-romaines apparemment disparues au 4ème siècle ( voir boulevard Foch ) En 1903, une buvette était installée sur le trottoir du boulevard, devant le pavillon central de la gare.
Dans le cadre de l'implantation des lignes du tramway, la partie de ce boulevard située devant et au sud de la gare est mise en souterrain ( courant 2009) pour la continuité de la circulation
automobile. Voir boulevard Joffre. En 1921, à l'angle avec la rue du général Estienne, on trouvait un baraquement en bois . Précédemment en 1914, dans un bâtiment en dur, on voyait les bureaux de
la "Compagnie de l'est".
Source : J-C Thuret Reims rues et lieux
Et pour se souvenir que cette ville en pleine mutation a parfois vécu des périodes tragiques : voici le kiosque qui se trouvait au même endroit le 4 novembre 1917 et qui a été détruit par les bombardements :
L'annotation de la photo de Gallica dit ceci : "Place de la Gare (en face de la gare). Kiosque détruit par le bombardement" Elle est datée du 4/11/17.
C'est à cet endroit que se trouvait également avant 1914, la gare du CBR, petit train qui desservait les communes environnantes de la ville. (Précision de M. Jean Boulet)
Vers 1900, dans un petit pavillon situé dans les Basses Promenades, face à la place Drouet-d'Erlon, la marchande proposait aux touristes des cartes postales et souvenirs de Reims.
Source : "Reims et ses Commerces" de Michel Thibault, éditions Alan Sutton.
CPA : Olivier Rigaud.
De nos jours le kiosque à souvenirs s'est transformé en un petit relais de restauration rapide et la statue de Colbert s'est retrouvée cachée par l'abris bus !
A la Belle Epoque, les Rémois apprécient de flâner sur les Promenades. Le square Colbert, qui en occupe la partie centrale, a été aménagé en 1860, au moment où l'on construisit la gare définitive. Il est orné d'une statue de Colbert du sculpteur Eugène Guillaume, dont le socle fut réalisé par l'architecte parisien Théodore Ballu, futur architecte de l'hôtel de ville de la capitale.
Source et CPA : "Reims il y a 100 ans en CPA" d'Olivier Rigaud, éditions Patrimoines Médias.
Le square a été remodelé à l'occasion de la construction de la ligne de tramway et a permis de le rendre plus facilement accessible aux piétons, même si la fréquentation n'est pas exceptionnelle
en cette fin de matinée de dimanche hivernal !
Remarquez à l'arrière plan, le kiosque des Marronniers aujourd'hui disparu, à la place se trouve le monument aux Martyrs de la Résistance de Reims.
Voir l'article de Laurent Antoine LeMog : http://reimsdoc.over-blog.com/article-exposition-industrielle-de-reims-1903-le-kiosque-des-marronniers-115031716.html
La gare de Reims est mise en service le 10 juin 1858, lors de l'ouverture de la section Reims - Rethel de la ligne de Soissons à Givet par la Compagnie des chemins de fer des Ardennes. La section Soissons - Reims sera ouverte le 16 avril 1862 par la même compagnie, permettant ainsi une relation avec Paris via Creil et Soissons.
Elle est endommagée lors de la Première Guerre mondiale, la couverture des quais est remplacée par une halle en béton en 1937.
Pour accueillir le TGV Est Européen, la gare de Reims a bénéficié de plusieurs aménagements : la réfection de la verrière, repeinte en blanc et nettoyée de la pollution ; elle affiche une luminosité accrue grâce à une nouvelle charpente métallique qui remplace la charpente en béton armé ; le rehaussement des quais de la gare (le quai des voies F et G doit être rehaussé d'ici peu), l'ajout d'ascenseurs, et la suppression des quais à une sortie ; le quai A est donc avancé, et l'ancien quai A devient le quai C, le B étant accolé au A, les TGV s'arrêtent aux quais B et C, les quais A, D, E, F et G servant majoritairement aux TER ; la création du quai V à une sortie, un peu excentré à la gare ; on y accède par le quai de la voie A, il sert à accueillir les TER faisant la navette entre la gare de Reims et la gare Champagne Ardenne TGV en 10 minutes de trajet ; enfin la rénovation de l'entrée de la gare, avec plus de propreté.
Angle du boulevard du Général Leclerc (bld de la République sur la carte postale) et de la rue de l'Arquebuse, juste après le 1er conflit mondial.
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