Le site en ligne "Reims Avant" est un collectif de photographes créé le 15 mars 2012 dans la lignée du site ParisAvant.com et de ceux d'autres villes ; il prolonge également la démarche du livre Reims Mémoire de 1994 et utilise les nombreux recueils de cartes postales publiés,
ainsi que les propres collections des membres du collectif et celles d'Amicartes 51.
Aucune ville ne semble se prêter mieux à cette démarche comparative "passé-présent" ou "avant-maintenant" que Reims : en effet, la métropole gallo-romaine de toute la Belgica
et du baptème de Clovis, la "ville des sacres" des rois de France devient à partir de 1914, la "ville martyre" presque entièrement détruite par les bombardements de la Première guerre
mondiale ; l'essentiel de la trame des rues antiques et médiévales a cependant perduré jusqu'à aujourd'hui. Trois thèmes documentaires apparaissent particulièrement dans notre site :
||||| Rues de Reims ||||| Exploitation des cartes postales anciennes ||||| Guerre 1914-1918 ||||| Histoire de la carte postale ||||| Amicartes 51
Sous la IIIe République, suite aux lois Jules Ferry de 1872 sur l'enseignement obligatoire, l'offre d'établissements publics va croître de façon significative, et de nombreuses écoles primaires laïques vont sortir de terre.
L'Ecole Fléchambault, future école élémentaire Louvois, avait été inaugurée le 5 mai 1889, à l'occasion du centenaire des Etats Généraux. Elle est située à proximité de l'emplacement d'une ancienne léproserie pour femmes fondée en 1146.
Sources :
- "Reims, Mémoire en Images" de Michel Thibault (Ed Alan Sutton)
- CPA, Bosco Djoukanovitch
- "Reims, Il y a cent ans, en cartes postales anciennes" d'Olivier Rigaud (Ed Patrimoines Médias)
Cette école est située place Sainte-Anne.
Un petit plus avec cette ancienne inscription "Pompe à incendie" située à l'extrémité droite de l'école (côté rue Clovis-Chezel) :
Cette carte postale qui a certainement été prise au lendemain de la Première Guerre Mondiale montre la place Saint-Anne avec les dommages subis par les bombardements.
La rue de Champfleury s'appelle aujourd'hui rue Estienne-d'Orves (à gauche). A droite c'est la rue de la Maison-Blanche avec les rails du CBR.
Entre les deux, la maison est aujourd'hui occupée par une agence du Crédit Agricole. Et c'est Monsieur Belarbi qui est propriétaire de la "Pharmacie Sainte-Anne" à droite sur la photo actuelle.
Les rails qui s'arrêtent devant le café "le Saint-Anne" (à gauche) et dont l'enseigne est aujourd'hui "le Bergerac", marquent le terminus de la ligne C du tramway : Neufchâtel-Faubourg Fléchambault. Vous remarquerez l'arrêt original des rails où rien n'est prévu pour stopper le wagon.
CPA : Bosco Djoukanovitch
Quelques sources empruntées à Michel Thibault "Reims et ses Quartiers", Ed Alan Sutton.
A cette époque, le quartier Saint-anne est en plein développement et l'église Sainte-Clotilde est érigée sur les plans de l'architecte Alphonse Gosset, dans un style néo-byzantin. Elle ouvre au culte en 1900.
Les maisons des ouvriers et employés des filatures et autres industries, avant 1914 étaient souvent construites en carreaux de terre ou en briques. Les rues étaient pavées. Quelques rares voitures hippomobiles assuraient le transport des matériaux et des marchandises.
Source : "Reims et ses quartiers" de Michel Thibault, Editions Alan Sutton.
CPA : Bosco Djoukanovitch.
le 18 avril 2012, un incendie se déclare dans l'un des dômes alors que la basilique était en travaux. La toiture est toujours en cours de restauration, d'où la présence de l'échafaudage sur la photo actuelle.
Plus de précisions sur cet évènement ici :
Briqueterie, rue de la [1887].
<=38-40, rue de Louvois, => 1, boulevard Louis-Barthou.
155 mètres de longueur
Le nom de cette rue fut maintenu en 1887, elle était encore en pleins champs en 1897, et tenait son nom d’une briqueterie voisine.
Source : J-Y Sureau, La Vie Rémoise : https://sites.google.com/site/lavieremoise/l--les-rues-de-reims-memoire-de-la-ville/bo-bu---les-rues-de-reims
CPA : Bosco Djoukanovitch.
La vue est prise en venant du boulevard Louis-Barthou. Vous remarquerez les deux flèches de la basilique Saint-Remi, tout de suite à droite du clocher de Sainte-Clotilde.
Un autre article sur la rue de la Briqueterie sur ce site : http://www.reimsavant.com/article-rue-de-la-briqueterie-109338059.html
Louvois, rue de [1904].
<=place Sainte-Anne, =>
rue Docteur-Roux, à Cormontreuil.
600 mètres de longueur, en 1929.
Ancienne route de Louvois.
Source : J-Y Sureau La Vie Rémoise : https://sites.google.com/site/lavieremoise/l--les-rues-de-reims-memoire-de-la-ville/l---les-rues-de-reims
CPA : Bosco Djoukanovitch.
La vue est prise en direction de la place Sainte-Anne.
L'association "Bien Vivre à saint-Anne" dont l'assemblée générale se tiendra le 8 février 2013 à 20h30 dans la salle des Régates Rémoises, 2 rue Clovis Chézel, ouvre une souscription pour l'édition de "LE LIVRE SUR LE QUARTIER DE SAINTE-ANNE" :
A partir de documents anciens et de témoignages des habitants du quartier, de la léproserie "Saint Ladre aux Femmes" à nos jours, 9 siècles d'Histoire et de "petites histoires".
Prix public 12 euros
Prix de souscription 10 euros
Souscription ouverte jusqu'au 1er juin 2013
Sortie du livre vers le 15 septembre 2013
Renseignements lors de l'assemblée générale du 8 février 2013, ou auprès de Mme Christine EMERY : 03-26-82-17-59 ou M. Alain POUILLART : apouillart@orange.fr
Achille Laviarde, né à Reims le 7 novembre 1841, acheta en 1867 une propriété à l'enseigne du "Château des Grenouilles Vertes" en bordure de la Vesle (6 rue de la Roseraie, derrière l'écluse Fléchambault) près des bains et lavoirs acquis en 1853 par ses parents. Il devient président de "L'Union", une fanfare de 72 musiciens comptant 1 600 membres honoraires. Cette société devient l'Harmonie du 3e canton.
Le 17 septembre 1878, Achille Laviarde monte sur le trône d'Araucanie et de Patagonie, succédant au défunt roi Orélie Antoine 1er (de Tounens) qui l'avait nommé lieutenant général en 1873 et désigné comme son successeur. Le roi Achille 1er se retrouve à la tête d'un royaume grand comme deux fois la France pendant 24 ans.
Il s'éteind le 16 mars 1902 sans jamais avoir foulé le sol de ce pays. Un service religieux est célèbré à Paris en présence de plus de 1 000 personnes. Il reposa à Reims au cimetière du Sud avant d'être inhumé aux côtés d'Orélie Antoine 1er, dans un village de Dordogne, à défaut de Patagonie !
Au début du XXe siècle, c'est l'horticulteur Barbaras qui occupa à son tour la maison sous l'enseigne "au Chalet des Rosiers".
Source et CPA : "Reims et ses Quartiers" de Michel Thibault, éditions Alan Sutton.
NB : dans son livre Michel Thibault indique, à tort, "rue de la Cerisaie".
Je vous recommande fortement la lecture de cet excellent article sur le site de J-Y Surreau "La Vie Rémoise" : https://sites.google.com/site/lavieremoise/remois-celebres/achille-laviarde-dit-achille-ier-roi-d-araucanie
Plaque apposée par l'association "Bien vivre à Sainte-Anne" sur l'un des piliers de la porte d'entrée : Le terrain vu de l'autre côté de la Vesle depuis l'Impasse de la Blanchisserie :
Voici la CPA en grand format pour vous permettre d'apprécier plus distinctement cette demeure originale digne d'un Roi d'Opérette.
A lire également cette nouvelle écrite par Sabrina Gheroui http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/le-chateau-des-grenouilles-vertes
Fléchambault, rue du Faubourg (1834).
Cette voie fut redénomée rue Clovis-Chézel en 1941.
Source : J-Y Surreau La Vie Rémoise : https://sites.google.com/site/lavieremoise/l--les-rues-de-reims-memoire-de-la-ville/f---les-rues-de-reims
Nous sommes place Saint-Anne. à gauche la rue de Courlancy, à droite la rue de Louvois. A remarquer les rails du premier terminus de la ligne C du tramway (Neufchâtel-Faubourg Fléchambault) aboutissant devant le café Sainte-Anne dont l'enseigne aujourd'hui est Le Bergerac (et que l'on ne voit pas sur la photo car se trouvant dans le dos du photographe).
Source et CPA : "Reims et ses quartiers" de Michel Thibault, Editions Alan Sutton.
En 1947 les époux Demière créent, au 287 rue de Courlancy, un magasin de cycles. Ils sont dépositaires de la marque Antonin Magne, grand coureur du Tour de Fance. En 1970 on y trouve les marques Motobécane, Peugeot, Solex. En 1993 la vente se diversifie encore avec la vente de nouveaux types d'engins : motos, scooters, etc.
Aujourd'hui le magasin est situé au 32 place des Argonautes, dans le quartier des Châtillons.
Source : "Reims et ses Commerces" Collection Mémoire en Images, de Michel Thibault, Editions Alan Sutton.
- Courlancy, rue de (baptisée en 1873). Le fief de Courlancy ou Courcelancy est cité au 14ème siècle. En 1935, on voyait au numéro 30 la "Brasserie
Malterie du Sicambre". A l'angle avec l'avenue de Gaulle en 1905, une "clinique chirurgicale " s'est installée dans les bâtiments de la congrégation de Nazareth. C'est devenu la "clinique
Courlancy " actuelle.
4 noms précédents concomitants ou successifs :
-1-A- Courcelance, faubourg de (ou ci-dessous) connu en 1334 comme seigneurie, d'après les archives de
l'archevêché.
-1-B- Courcelance, rue de (ou ci-dessous)
-1-C- Courcelancy, rue de
-1-D- Courlancy, chemin de (baptisé en 1856)
Sources J-C Thuret : http://reims-rues-et-lieux.blogspot.fr/2010/11/liste-des-rues-de-reims-c.html
CPA : Monsieur Belarbi, pharmacien et propriétaire de l'officine visible sur la photo actuelle.
La vue est prise depuis la place Sainte-Anne.
Sur la carte postale : la rue Champfleury s'appelle aujourd'hui rue d'Estienne d'Orves.
A remarquer, les voies du tramway qui se dirigent directement vers le café.
CPA : Monsieur Belarbi, pharmacien et propriétaire de l'officine visible sur la photo actuelle.
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