Le site en ligne "Reims Avant" est un collectif de photographes créé le 15 mars 2012 dans la lignée du site ParisAvant.com et de ceux d'autres villes ; il prolonge également la démarche du livre Reims Mémoire de 1994 et utilise les nombreux recueils de cartes postales publiés,
ainsi que les propres collections des membres du collectif et celles d'Amicartes 51.
Aucune ville ne semble se prêter mieux à cette démarche comparative "passé-présent" ou "avant-maintenant" que Reims : en effet, la métropole gallo-romaine de toute la Belgica
et du baptème de Clovis, la "ville des sacres" des rois de France devient à partir de 1914, la "ville martyre" presque entièrement détruite par les bombardements de la Première guerre
mondiale ; l'essentiel de la trame des rues antiques et médiévales a cependant perduré jusqu'à aujourd'hui. Trois thèmes documentaires apparaissent particulièrement dans notre site :
||||| Rues de Reims ||||| Exploitation des cartes postales anciennes ||||| Guerre 1914-1918 ||||| Histoire de la carte postale ||||| Amicartes 51
En quittant le pont de Vesle, le tramway rejoint l'avenue de Paris dont la porte prestigieuse en fer forgé est surmontée des armes de france et de deux L entrelacés. Oeuvre des serruriers rémois Lecoq et Revel, elle a été commandée à l'occasion du sacre de Louis XVI afin de remplacer la vieille porte du pont de Vesle par laquelle on entrait dans la cité en venant de Paris.
Pas totalement terminée pour la cérémonie, elle ne fut achevée qu'en 1776... Son appellation d'origine est "Porte de Vesle".
Le tramway n°9 arrive au terminus de l'époque ; dans le lointain, un autre se dirige vers le centre-ville.
Depuis septembre 1953, la Porte de Paris se trouve à l'extrémité de l'allée centrale des Basses Promenades et accueille les automobilistes à la sortie de l'autoroute.
Sources et CPA : "Reims le Tramway, hier et aujourd'hui" de Michel Thibault, éditions Alan Sutton.
Un autre article de Reims Avant concernant cette porte : http://www.reimsavant.com/article-porte-de-paris-rue-du-colonel-fabien-103527303.html
- Fabien, rue du Colonel Pierre Félix Georges, dit (baptisée en 1946) Il fit partie des Jeunesses Communistes. Il commença des actions de résistance sous
le pseudonyme de Frédo. Commandant FTPF ( Francs Tireurs et Partisans Français) à Paris pendant la 2ème guerre mondiale (21/09/1919-27/12/1944) Il commit le premier attentat le 21/08/1941 contre
un officier allemand, l'aspirant Moser; ce qui amena une répression dont pâtit Estienne D’ Orves et d’autres. Après la libération de Paris, il forma une unité de 500 hommes incorporés dans
l’armée française sous le nom de 151ème régiment d’infanterie. Mort au combat en Alsace.
5 noms précédents.
-1-A- Vesle, faubourg de
-1-B- Vesle, grande rue du faubourg de
-1-C- Paris, faubourg de (baptisée en 1841)
-1-D- Paris, route de (en partie) Avant 1722, elle faisait un coude autour de la « montagne » Sainte-Geneviève,
reconstruite droite à l’occasion du sacre de Louis XV.
-1-E- Paris, avenue de (baptisée en 1887) Elle fut débaptisée en partie
par ordre du gouvernement. (Voir avenue de Paris)
Source : J-C Thuret : Reims rues et Lieux
CPA : Bosco Djoukanovitch.
Retrouvez cette partie de la rue du Colonel Fabien, avant 1914 sur Reims Avant : http://www.reimsavant.com/article-le-cafe-national-rue-du-colonel-fabien-avant-1914-116812140.html
Aujourd'hui l'association "Amicarte 51" organise sa 32e bourse aux cartes postales et le 26e salon toutes collections aux Celliers de Castelnau, 5 rue Gosset à Reims. Ouverture de 9h à 18h.
L'exposition proposée cette année à pour thème : Les Cafés.
http://amicarte51.blogspot.fr/2013/02/32e-bourse-de-carte-postales.html
Pour rester dans le thème des cafés, nous vous proposons de vous accouder au comptoir du "Bar Le National", 1 rue du Colonel Fabien :
A la fin du XIXe et début du XXe siècle, la rue du Colonel Fabien s'appelait encore rue de Vesle (jusqu'à la Porte de Paris). Le café National, à l'angle de la Chaussée Bocquaine, est tenu en 1895 par Denis Barcq et, en 1912 par Ernest Vuillemet. A côté se trouve une succursale des Etablissements Goulet-Turpin.
Source : "Reims le tramway, hier et aujourd'hui" de Michel Thibault, éditions Alan Sutton.
Notez que le carrefour à l'angle de la Chaussée Bocquaine a été transformé, le nouveau tramway empruntant cette rue, alors qu'il y a un siècle, le tramway continuait son chemin dans la rue de Vesle/Colonel Fabien.
Retrouvez un autre café sur Reims Avant, "Le Chiquito" : http://www.reimsavant.com/article-le-chiquito-rue-de-courcelle-rue-des-romains-116553787.html
- Haubette, lieu-dit La - Ce lieu-dit était une partie de ce qui est actuellement l'avenue de Paris, entre l'avenue d'Epernay et la commune de Tinqueux où il se poursuit sous le même nom. Ce nom est encore couramment utilisé. Le mot a 2 définitions possibles : Civile, il s'agirait d'un lieu doté d'un abri pour les usagers (il viendrait alors de l'allemand "Hube" = toit) ou militaire, bâtiment de l'administration où on donnait les ordres . (Le mot viendrait de "Aube", les ordres se donnant habituellement en début de journée).
Le premier service d'omnibus est inauguré à Reims le 28 mai 1872. Il comprend 5 véhicules circulant de la porte Cérès à la Porte de Paris et de l'Avenue de Laon au Boulevard Dieu-Lumière. Ces omnibus sont remplacés en1882 par les tramways à chevaux à voie normale, concédés par L'Etat à la ville par décret du 8 juillet 1880.
Sources :
- http://reims-rues-et-lieux.blogspot.fr/2010/11/liste-des-rues-de-reims-p.html
- "Reims Mémoire en Images" de Michel Thibault, Editions Alan Sutton
- CPA Michel Thibault
- Paris, avenue de - (baptisée en 1887). En 1900, il y avait de nombreux lavoirs le long de l’avenue qui ont disparu en 1932. Cette voie, en forte
pente, est à l'époque l'artère principale d'accès à Reims depuis la capitale. L’avenue a été scindée en plusieurs parties dont l’avenue du Colonel Fabien et l’avenue Paul Vaillant
Couturier. Une petite partie a conservé le nom.
Sources :
- http://reims-rues-et-lieux.blogspot.fr/2010/11/liste-des-rues-de-reims-p.html
- "Reims il y a 100 ans, en Cartes Postales Anciennes" d'Olivier Rigaud (Ed Patrimoines Médias)
L’église Sainte-Geneviève a été construite en 1878, dans le cadre de la fondation privée Roederer-Boisseau.
Cette fondation a aussi donné naissance à l'école Saint-Michel, à l'hospice Roederer et au couvent dispensaire qui était aussi un orphelinat.
L'Archevêché a décidé de s'en porter acquéreur dans la première moitié du XXe siècle lorsque l'argent de la fondation s'est épuisé.
(1903)
(prise de vue : 14/07/2012)
Il ne reste à cet endroit que les deux piles de la Porte de Paris de chaque coté de la rue, elle se trouve maintenant dans les Basses promenades, près du Cirque.
Cette porte, grille en fer forgé , aux armes de France, fut inaugurée en 1776, elle se trouvait aux abords de la Vesle, elle fut déplacée en 1847, et remontée ici à la hauteur des anciens
abattoirs. Devant le trafic automobile grandissant elle sera à nouveau démontée en 1949, séjournera jusqu'en 1953 dans des caisses, année où elle sera remontée dans les basses promenades. la
porte Paris est l'oeuvre de deux serruriers rémois Lecoq et Revel, commandée pour le sacre de Louis XVI en remplacement de la porte Vesle, la porte ne sera achevée qu'en 1776, soit un an après le
sacre.... en 2000 elle sera nettoyée. Avec ou sans porte, pour bon nombre de rémois le quartier et le carrefour Martin-Pellier sont toujours celui de la Porte de Paris.
Porte classée aux monuments historiques le 18-12-1919 [source CFPPHR]
Rue du Colonel Fabien, Pierre Félix Georges, dit (baptisée en 1946) Il fit partie des Jeunesses Communistes. Il commença des actions de résistance sous le pseudonyme de Frédo. Commandant FTPF ( Francs Tireurs et Partisans Français) à Paris pendant la 2ème guerre mondiale (21/09/1919-27/12/1944) Il commit le premier attentat le 21/08/1941 contre un officier allemand, l'aspirant Moser; ce qui amena une répression dont pâtit D’ Estienne D’ Orves et d’autres. Après la libération de Paris, il forma une unité de 500 hommes incorporés dans l’armée française sous le nom de 151ème régiment d’infanterie. Mort au combat en Alsace. [source J-C Thuret]
Véritable système de « douane locale », l’octroi fut une structure particulièrement importante pour les revenus communaux. Toutes les denrées, tous
les biens, matériaux et produits destinés à la consommation ou aux fabrications locales en provenance de l’extérieur de la commune étaient taxés par le biais de cette imposition indirecte et
venaient grossir les recettes communales. Cette taxe était donc une sorte d’ancêtre de la T.V.A appliquée au niveau des localités.
Le terme « Octroi » vient d’octroyer qui signifie accorder : La ville octroie (accorde) l'entrée de marchandises en échange d'une taxe.
Cet impôt existait déjà chez les Romains. Il apparut en France, dès le XIIIème siècle et les rois s’approprièrent peu à peu une partie de cette lucrative recette à partir du milieu du XVIIème siècle. Il fut aboli en 1791 après la Révolution, conformément au principe d'égalité devant l'impôt. Mais, très vite, on se rendit compte du manque à gagner pour les municipalités. Aussi le Directoire, le Consulat et, enfin, l'Empire le réinstaurent et le généralisent. C’est donc durant le XIXème siècle que l’octroi fonctionnera à plein.
On y retrouve donc tous les produits de l’économie locale avec encore : la viande salée, les abats, le son, l’avoine, l’orge, le foin, le fourrage, le vinaigre, le bois à brûler, le coke, le charbon, le bois, les sarments, les bougies, les cierges, les chandelles, le saindoux, les huiles minérales, la chaux, le plâtre, le ciment, les briques, les tuiles, les menuiseries, le blanc de céruse et même le savon ordinaire…Mais ces taxes furent toujours mal acceptées par la population gênaient le développement d'une économie moderne.
Inapplicables, de gestion complexe, peu pratiques voire injustes, elles furent définitivement supprimées à la fin de la deuxième guerre mondiale, mais furent vite remplacées par le relèvement des taxes locales sur les ventes au détail et les prestations de services. Car, en matière d’impositions, chacun sait qu’il n’y a pas de miracles… Et que ce que l’on cède d’un côté, on le reprend vite d’un autre !...
Il existait donc des « Maisons de l’Octroi » à chaque entrée de ville comme celle Porte de Paris et celle à l’entrée venant de Chalons (entre autres)
Emmanuel-Marie Sallé
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