Le site en ligne "Reims Avant" est un collectif de photographes créé le 15 mars 2012 dans la lignée du site ParisAvant.com et de ceux d'autres villes ; il prolonge également la démarche du livre Reims Mémoire de 1994 et utilise les nombreux recueils de cartes postales publiés,
ainsi que les propres collections des membres du collectif et celles d'Amicartes 51.
Aucune ville ne semble se prêter mieux à cette démarche comparative "passé-présent" ou "avant-maintenant" que Reims : en effet, la métropole gallo-romaine de toute la Belgica
et du baptème de Clovis, la "ville des sacres" des rois de France devient à partir de 1914, la "ville martyre" presque entièrement détruite par les bombardements de la Première guerre
mondiale ; l'essentiel de la trame des rues antiques et médiévales a cependant perduré jusqu'à aujourd'hui. Trois thèmes documentaires apparaissent particulièrement dans notre site :
||||| Rues de Reims ||||| Exploitation des cartes postales anciennes ||||| Guerre 1914-1918 ||||| Histoire de la carte postale ||||| Amicartes 51
cpa : B.Djoukanovitch 477-VZRigaud
avant-guerre / mars 2013
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Godinot
http://eau.reimsmetropole.fr/Histoire-des-eaux-a-Reims.html
http://www.maisons-champagne.com/bonal/pages/01/05-01-1
Mâcon, rue de [avant 1765].
<=26-28, rue Voltaire, =>36-38, rue Ponsardin.
150 mètres de longueur.
Cette rue fut agrandie, en 1841, de l’ancienne rue Marqueuse, dont l’origine du nom est inconnue
Source : J-Y Sureau La Vie Rémoise
La cathédrale est toujours présente sur la photo actuelle, mais elle est cachée par l'immeuble situé à l'angle de la rue Voltaire et de la rue des Trois-Raisinets. Aujourd'hui on n'aperçoit plus que l'extrémité du clocher de la Tour à l'Ange et un peu de la Tour Sud (derrière les pignons de l'immeuble rue Voltaire).
La vue est prise depuis la rue Ponsardin.
L'autochrome date du 28 mars 1917 : http://www.mediatheque-patrimoine.culture.gouv.fr/fr/archives_photo/visites_guidees/autochromes.html#top
Photographie réalisée pour le groupe Plurial, elle est exposée sur les murs d'enceinte de l'ancienne caserne Colbert
Le couvent des Cordliers était un des plus anciens de Reims. Les "cordeliers", ainsi dénommés parce qu'ils portaient une ceinture de corde à trois noeuds, étaient des religieux de l'ordre de Saint-François d'Assise. (Ce n'est qu'après la Révolution qu'ils prirent le nom de "franciscains"). Ils firent leur apparition à Reims en 1220.
Au Moyen-Age, le couvent occupait un véritable ilôt dans le quartier. D'où sans doute le nom de rue de l'Isle donné à l'une des voies qui le bordaient, les limites des bâtiments sur les autres côtés correspondant aux actuelles rues Montoison, de Mâcon, des Trois-Raisinets et Voltaire.
La suite de l'histoire du couvent des Cordeliers est celle de beaucoup dédifices religieux. Les moines furent chassés à la Révolution, le mobilier vendu, de même que les bâtiments qui furent attribués le 9 juin 1792 à un syndicat de revendeurs. On y installa un moment les bureaux pour la vente des biens nationaux.
Par la suite, le couvent fut vendu à un particulier, M. Bruyant. L'église servit d'entrepôt.
L'ensemble fu englobé dans le "quartier des laines", qui a disparu dans les incendies du 18 septembre 1914, la veille de l'incendie de la cathédrale touchée aussi par les obus allemands.
Le bâtiment appartenait alors à Monsieur Gaston Lainé.
Il ne reste de ce passé que ces quelques ruines qui, heureusement ont été mises en valeur et constituent un havre de paix dans le centre de la ville.
Source : "Reims ses rues, ses places, ses monuments" de Daniel Pellus, éditions Horvath.
Les ruines de la maison de Gaston Lainé vu de la rue des Trois-Raisinets :
A voir sur la partie "documents annexes" du site l'article sur les soldats russes posant dans les ruines du couvent : http://reimsdoc.over-blog.com/article-soldats-russes-dans-le-square-des-cordeliers-115857718.html
Né à Reims le 18 août 1869, Paul Wenz s’établit en Australie au tournant du siècle, après quatre tours du monde. À Sydney, il se lie d’amitié avec Jack London dont il traduit The Love of Life (L’Amour de la vie). Auteur d’une dizaine de romans et nouvelles, Wenz témoigne par sa vie et son œuvre d’une dimension épique, ouverte au plein vent de l’aventure, du côté des Melville, Conrad, London ou Cendrars.
Source : http://www.zulma.fr/auteur-paul-wenz-325.html
Qui est Paul Wenz ? Né au sein d’une riche famille protestante de Reims, grand ami de Joseph Krug (héritier de la célèbre marque de champagne), il fut envoyé par ses parents à Paris afin d’effectuer sa scolarité à l’École alsacienne. C’est là qu’il eut pour camarades André Gide et Pierre Louÿs, ce premier évoquant d’ailleurs furtivement la figure du « grand Wenz » dans ses mémoires (Si le grain ne meurt, p. 81). Élève assez médiocre, Paul Wenz rêvait déjà de partir et ne brillait apparemment qu’en composition. Dès 18 ans, il entreprit ses premiers voyages vers l’Amérique et l’Afrique avant de faire de l’Australie sa terre d’adoption. Bien qu’à la tête d’une propriété, son éducation devait finir par le porter vers l’écriture et, les circonstances l’ayant placé sur des terres largement inconnues du public français, il eut la bonne idée d’exploiter cette opportunité. Son premier recueil ne cache d’ailleurs pas l’orientation décidée puisqu’il s’intitule À l’autre bout du monde (1905, publié sous le pseudonyme de Paul Warrengo).
Il est mort à Forbes, Nouvelles-Galles-du-Sud (Australie) en 1939.
Source : http://lesseptembriseurs.blogspot.fr/2011/06/paul-wenz-lecrivain-du-bout-du-monde.html
A lire également : http://www.reims-champagne-actu.com/dotclear/index.php?paul-wenz
Les photos de Roger Roche viennent du site de Jean-Yves Sureau et montrent, pour la première : la maison natale de Paul Wenz en cours de démolition en mars 1972 et pour la deuxième : la maison reconstruite en octobre 1972.
Elle est située au 6 place Godinot.
Source J-Y Sureau, La Vie Rémoise : https://sites.google.com/site/lavieremoise/hotels-particuliers-de-reims/quartier-des-moissons
Photo de Gallica du 19 mars 1919 : "Rue des Fusiliers. Maisons bombardées et aspect du dénivellement du terrain".
- Fuseliers, rue des (non repris en 1925) Origine : des fabricants de fuseaux pour tisserands. Lors de fouilles en 2006, on a trouvé sur l’emplacement de la médiathèque, parallèlement à la rue, 3 éléments : près de la rue, une rue du 2ème siècle puis une portion du rempart du 4ème siècle, puis le soubassement du rempart du 9ème siècle.
En 1429, lors du sacre de Charles VII, les parents de Jeanne D'Arc ont logé à l'auberge de "l’Âne Rayé."
En 1551, création de la première imprimerie de Reims dans la rue.
Regroupement de 2 voies.
-1-A- Fusiliers, rue des (connue en 1239). En 1864 Brissart-Binet l'appelle rue des Fusilliers. A cette date elle allait de la rue Sainte Catherine à la rue de la Fleur de Lys. Elle devait s’appeler « Fuseliers »(pour fuseaux et sans rapport avec des fusils) Le nom a été rectifié. On y voyait une maison de 1676 numérotée 2260 suivant la
numérotation de 1766 disparue depuis (archives de l'Archevêché)
-2-A- Fusellerie, ruelle ,ou rue de la (connue au 17e siècle)
-2-B- Saint-Christophe, rue (connue au 17e siècle)En partie, (voir rue Brûlée) En 01/1791 on y trouvait une maison
du même nom.
Source : http://reims-rues-et-lieux.blogspot.fr/2010/11/liste-des-rues-de-reims-f.html
La vue est prise en venant de la rue des Tournelles.
Fuseliers, rue des [1925].
<= 9, place du Cardinal-Luçon, => 3, rue Voltaire.
Ancienne rue des Fusiliers. On faisait dans ce quartier des fuseaux pour les fabricants. La rue porta longtemps, à tort, le nom de Fusiliers ; il fut rectifié en 1925, sur les instances de Gustave Laurent. La voie des Fuseliers est citée dans un titre de chapellenie en 1239 et un autre titre des archives de 1283 cite en cet endroit une maison dite de la Tournelle à Fuseliers. Au XVIIesiècle, avec la variante de la ruelle de la Fusellerie, la dénomination veut encore rappeler qu’autrefois, à l’époque où les corporations se localisaient, on faisait dans cette rue des fuseaux pour les fabricants de toile. La rue voisine, des Tournelles, indique le souvenir des machines avec lesquelles se confectionnaient ces fuseaux, on les faisait avec une tournelleou tour. Une rue des Fuzelliers était connue dès 1544.
Fusiliers, rue des.
Cette voie fut redénommée rue des Fuseliersen 1925.
Source : J-Y Sureau La Vie Rémoise https://sites.google.com/site/lavieremoise/l--les-rues-de-reims-memoire-de-la-ville/f---les-rues-de-reims
Pour illustrer ce qui est dit ci-dessus, l'annotation de la photo de Gallica dit : "Rue des Fusiliers, maisons bombardées". Elle est datée du 28 août 1917.
Cette vue est prise depuis la rue Voltaire.
- Augustins, rue des (baptisée en 1804 - nom repris )
On y a trouvé des traces du Cardo. La rue a été créée sur l’emplacement du couvent où s’étaient installés les Augustins en 1320 sur un terrain occupé précédemment depuis 1261 par les Frères
Pénitenciers de Jésus-Christ. Celui-ci est devenu école d’anatomie, puis collège constitutionnel en 1792. En 1794, l'école des Beaux Arts fut installée temporairement dans ce couvent. Les
bâtiments servirent pour les réunions de la Société Populaire de Reims puis de la Société Libre d’émulation, puis vint une manufacture privée, puis un dépôt de salpêtre, puis le petit séminaire.
Il abrita les services de la mairie de 1917 à 1927 après l’incendie de la mairie pendant la guerre 1914-1918. En 1864, la rue allait de la rue du Barbâtre au boulevard Cérès.
2 rues anciennes regroupées, la première ayant porté 2 noms successifs.
-1-A- Anches, lieu-dit les
A NOTER : Un lieu-dit « Terre des Auches » classé comme terra arabili près de la porte Bazée est indiqué sur un acte de 1261 ( voir l’ Étude sur les
Civitates de la Belgique Seconde, de Fernand Vercauteren)
-1-B- Anches, rue des (ou ci-dessous)
-1-C- Anges, rue des ( connue au 14ème siècle)
Il s'agît d'une enseigne.
-2-A- Augustins, rue des
-2-B- Salpétrière, rue de la (baptisée en 1794) Un magasin de poudres d’artillerie s’y trouvait, établi à la Révolution dans l’ancien couvent des Augustins
Source : http://reims-rues-et-lieux.blogspot.fr/2010/11/liste-des-rues-de-reims.html
La photo de Gallica date du 28 août 1917, elle montre du mobilier déménagé d'une maison bombardée.
Remarquez sur la photo actuelle, le mur de l'ancienne caserne Colbert (en bleu) recouvert de l'expo-photo de "Reims Avant" en collaboration avec le programme immobilier de l'agence "Plurial".
Le nom rappelle le couvent des Cordeliers établi en 1245, près de l’église Saint-Symphorien, et dont les bâtiments ont subsisté en grande partie jusqu’en 1914. Actuellement il ne reste qu’une partie du cloître agréablement mise en valeur. A la Révolution, l’église fut démolie après avoir servi de grange.
[Source : La Vie Rémoise : les rues de Reims de Jean-Yves Sureau]
Ces vestiges constitués de deux fresques de pierre sont situés de part et d'autre de la rue, au 35 rue de l'Université (à hauteur du lycée).
Voici ce qu'indique le panneau destiné à renseigner les passants :
" A l'origine, arc monumental gallo-romain qui marquait symboliquement l'entrée sud de la Ville antique. Au Bas-Empire, l'arc intégré au nouveau rempart fut transformé en porte fortifiée. Au IXe siècle, cette porte fut dénommée "Bazée" du fait de la déformation du qualificatif de "porte menant vers les basiliques". La seule arcade subsistant encore au XVIIIe siècle disparaîtra totalement en 1751 pour faciliter les travaux d'adduction d'eau. A cette date furent sculptés des reliefs à l'antique, encore visibles aujourd'hui, pour rappeler le monument. Au nord, la Porte de Mars constituait son pendant.
La photo ci-dessous montre la fresque sur le mur du 35 rue de l'Université, elle est tirée du "Guide Illustré Michelin, Reims et les batailles pour Reims" édition de 1919.
Plus d'informations ici :
http://www.ville-reims.fr/fileadmin/documents/Archives/SITE_SERVICEED_BAZEETEXTE.pdf
http://www.alc-reims.fr/infos/reims/archeologie/remparts-portes/bazee/porte_bazee.htm
http://www.alc-reims.fr/infos/reims/archeologie/remparts-portes/remp-portes.htm
Voici l'autre fresque, située de l'autre côté de la rue, et qui est en moins bon état :
Un petit plus sur les remparts de Reims : http://www.reims-champagne-actu.com/dotclear/index.php?Reims-remparts
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