Le site en ligne "Reims Avant" est un collectif de photographes créé le 15 mars 2012 dans la lignée du site ParisAvant.com et de ceux d'autres villes ; il prolonge également la démarche du livre Reims Mémoire de 1994 et utilise les nombreux recueils de cartes postales publiés,
ainsi que les propres collections des membres du collectif et celles d'Amicartes 51.
Aucune ville ne semble se prêter mieux à cette démarche comparative "passé-présent" ou "avant-maintenant" que Reims : en effet, la métropole gallo-romaine de toute la Belgica
et du baptème de Clovis, la "ville des sacres" des rois de France devient à partir de 1914, la "ville martyre" presque entièrement détruite par les bombardements de la Première guerre
mondiale ; l'essentiel de la trame des rues antiques et médiévales a cependant perduré jusqu'à aujourd'hui. Trois thèmes documentaires apparaissent particulièrement dans notre site :
||||| Rues de Reims ||||| Exploitation des cartes postales anciennes ||||| Guerre 1914-1918 ||||| Histoire de la carte postale ||||| Amicartes 51
Thomas, rue Docteur [1903].
<= 54-56, avenue de Laon, => 71-73, rue Lesage.
Ancienne rue Saint-Thomas, débaptisée sous Charles Arnould.
(1826-1899). Né à Saint-Masmes (Marne) le 30 octobre 1826, décédé à Reims, 15, boulevard des Promenades, le 28 janvier 1899. Jean Alfred Jules Thomas, représenta la ville à l’Assemblée nationale de 1871 à 1876 et à la Chambre des députés de 1876 à 1885 et de 1889 à 1893. Pendant la guerre de 1870-71, le docteur Thomas organisa un service de communication avec le gouvernement de la Défense nationale, malgré l’occupation allemande ; découvert, il fut arrêté et interné à la citadelle de Magdebourg. Il épousa à Reims en 1859 Henriette Ernestine Clémence Rouget (1830-1903), veuve de Paul René Edmond Mahieu. Franc-maçon, le docteur Thomas repose au Cimetière du Nord.
Source : J-Y Sureau La vie Rémoise
La vue est prise depuis l'Avenue de Laon. La perspective est différente car les photographes de l'époque avait leurs "chambres" photographiques juchées sur des trépieds assez hauts.
La quincaillerie "Aux Forges des Ardennes" (Maison Cocu et Cie) se trouvait au 139 avenue de Laon.
Cette maison proposait des fournitures générales pour le bâtiment et l'industrie, mais aussi pour la quincaillerie, serrurerie, ferronnerie, le jardinage, la maréchalerie, les fers, la fonte, les métaux, l'outillage pour tous les corps de métiers, le ménage, le chauffage, l'électricité. Les particuliers trouvaient dans ce magasin, tout le nécessaire pour leur maison, depuis le clou ou la vis au détail jusqu'aux poêles et cuisinières. A la fin des années 1950, il commercialise des Cocotte-Minute.
Cet établissement ferme avec l'arrivée des grandes surfaces. (Dans le début des années 1990 ?, NDLR).
Source et Photo : "Reims et ses commerces" de Michel Thibault, éditions Alan sutton.
Une sorte de mini "Castorama" et "Leroy-Merlin" avant l'heure !
Montage Béatrice Keller.
Boudet, rue [1892].
<= 274-276, avenue de Laon, => 27-41, rue Roger-Salengro.
265 mètres de longueur.
Ancienne rue de Marzilly.
(1748-1828). Pharmacien. Né à Reims le 26 octobre 1748, mort à Paris le 18 décembre 1828. Jean-Baptiste Pierre Boudet, pharmacien chimiste, fut nommé en 1793 inspecteur de région de l’Est pour l’extraction du salpêtre et la fabrication de la poudre. En 1798, le Directoire lui confia les fonctions de pharmacien en chef de l’armée d’Orient. Membre de l’Institut d’Égypte, Boudet fit les campagnes de l’Empire et mourut avec le titre de pharmacien en chef de la Charité. Son neveu, Jean-Pierre Boudet (1778-1849), également pharmacien, membre de l’Académie de médecine, s’occupa particulièrement des embaumements. Boudet repose au Père-Lachaise où son monument a été remis en état, en 2003, par le Souvenir français.
Source : J-C Thuret : La Vie Rémoise
La CPA montre la fin de l'aiguillage, à droite au numéro 276, le café F. Lunven propose un râtelier pour bicyclettes avec une publicité pour les cycles Hammeling. Le tram remontant vers le centre ville fait de la réclame pour "Martini".
Source et CPA : "Reims le Tramway hier et aujourd'hui" de Michel Thibault, éditions Alan Sutton.
La vue est prise en direction de la place des Belges.
La carte postale montre le terminus de la ligne B du tramway, avenue de Laon, à quelques mètres du dépôt, dans les années 1930. Un poteau supportant les câbles est en partie peint en blanc pour indiquer l'arrêt du tramway. A droite se trouve le café-restaurant tenu par Madame Crével. Différents propriétaires se sont succèdés ; à ce jour c'est le bar-tabac du Lutétia. En face, "Au Petit Bazar" est tenu à l'époque par A Minot, avant d'être transformé en maison de presse, puis en institut de Beauté.
Source et CPA : "Reims le Tramway, hier et aujourd'hui" de Michel Thibault, éditions Alan Sutton.
Aujourd'hui l'avenue de Laon a retrouvé le tramway mais il n'y a plus besoin des poteaux pour soutenir les câbles d'alimentation qui sont accrochés aux façades des immeubles.
La vue est prise en directon du centre-ville, l'immeuble à gauche est au n° 282, "le Lutétia", en face est au n° 259.
Photographie réalisée pour le groupe Plurial ; elle est exposée sur l'enceinte de l'ancienne caserne Colbert
La Neuvillette est une ancienne commune française du département de la Marne. Le village de La Neuvillette sera rattaché à Reims le 30/12/1970. Il est situé sur la D944, entre Reims et Saint-Thierry.
Source : Wikipedia
Pendant la Première Guerre Mondiale, (de la Bataille de la Marne en septembre 1914, jusqu'au 5 octobre 1918), La Neuvillette se retrouve à proximité des tranchées de 1ère ligne.
Voici un extrait du Guide Illustré Michelin des Champs de Batailles, REIMS et les batailles pour Reims, d'où est tirée la photo dépoque :
"Le cimetière de la Neuvillette à droite de la route, entre les dernières maisons de Reims et le village, fut complètement bouleversé par le réseau des tranchées de première ligne. Le village de La Neuvillette, entièrement ruiné, fut le théâtre de combats acharnés pendant l'offensive allemande de mai 1918.
De l'église Saint-Jean-Baptiste, du XIIe siècle, il ne reste rien.
La verrerie, située au nord-ouest du village en bordure du canal n'est plus qu'un monceau de ruines."
Cette verrerie ne sera jamais reconstruite.
Ville décorée de la Croix de guerre 1914-1918
Nationale, avenue [1952].
<=avenue de Laon, =>route de Laon [La Neuvillette].
Dénommée officiellement, en 1952, route Nationale, commune de La Neuvillette
Source J-Y Sureau La Vie Rémoise
Pour vous donner une idée du désastre, voici une carte postale du cimetière :
Zola, rue émile [1921].
<=60-62, avenue de Laon, =>place Luton.
500 mètres de longueur.
On débaptisa en 1921 la partie de la rue de Neufchâtel comprise entre l’avenue de Laon et la place Luton pour n’en conserver que la partie allant de cette dernière place
jusqu’aux limites de l’octroi d’alors.
(1840-1902). Littérateur. Né à Paris le 2 avril 1840, y est mort, accidentellement ou assassiné, le 29 septembre 1902. émile Zola entretint des relations d’affectueuse sympathie avec le sénateur Diancourt, ancien maire de Reims. Zola fut souvent l’hôte de Victor Diancourt, à Reims, avec lequel il échangea une correspondance suivie. émile Zola reposait au Cimetière de Montmartre avant son transfert au Panthéon en 1912.
[Source Jean-Yves Sureau, La Vie rémoise, Les
rues de Reims]
Hannequin, rue [1892].
<=110-112, rue émile-Zola , => 45, rue Paulin-Paris.
125 mètres de longueur.
Ancienne rue des Petites-Voitures.
(1795-1875). Adjoint au maire. Né à Château-Porcien (Ardennes) le 2 juillet 1795, y est mort le 23 juin 1875. Félix André Hannequin fit ses études au Lycée de Reims. Docteur en médecine à Paris, il revint à Reims et y soigna le choléra lors de la grande épidémie de 1832. Il reçut à ce titre la médaille d’or du gouvernement. Médecin de l’Hôtel-Dieu et du Lycée, puis professeur à l’École de médecine dont il fut directeur pendant deux ans. Il mourut directeur honoraire de l’École de médecine et de pharmacie de Reims, chevalier de la Légion d’honneur. Hannequin fut adjoint au maire et maire de Reims par intérim. Son épouse, Rose émilie Hubert (1807-1873), bienfaitice de la Société de Charité maternelle, repose au Cimetière du Nord.
Source : J-Y Sureau La Vie Rémoise https://sites.google.com/site/lavieremoise/l--les-rues-de-reims-memoire-de-la-ville/h---les-rues-de-reims
La photo de Gallica date du 5 septembre 1917.
1917 / 25 novembre 2012
Luton, place [1899].
<= 111, rue émile-Zola , => rue Danton, boulevard Robespierre.
80 x 80 mètres.
Ancienne place Parmentier.
(1830-1896). Médecin. Né à Reims le 13 février 1830, y est mort, 1, rue des Augustins, le 16 avril 1896. Étienne Alfred Luton, docteur en médecine, chevalier de la Légion d’honneur, officier de l’Instruction publique, directeur de l’École de médecine et de pharmacie de Reims, médecin des Hôpitaux, poète, amateur d’art, fut un des premiers à vulgariser en France l’usage des injections hypodermiques. Il épousa Louise Olympe Angéline Tonnelet et repose au Cimetière du Nord. Son arrière-petite-fille, Monique Luton, épousa le diplomate Alain Peyrefitte, membre de l’Académie française, garde des sceaux, maire de Provins.
Source : Jean-Yves Sureau, La Vie rémoise, les rues de Reims
- Villeminot-Huart, rue Antoine Barthélemy - (baptisée en 1887) Industriel (29/08/1805-26/09/1877) Huart était le nom de sa femme. Il fit des actions pour
améliorer le sort de la classe ouvrière.
Un nom précédent.
-1-A- Houzeau, rue Jules -rue privée. -En 1887, une pétition pour le maintien de ce nom a été repoussée.
Cette rue est située entre le tout début de l'avenue de Laon et le boulevard Joffre.
En 1910 dans le quartier populaire Saint-Thomas, au 23 avenue de Laon et à l'angle de la rue Villeminot-Huart, se trouvait le magasin "Aux Travailleurs" : vêtements sur mesure, articles de travail, chemiserie, bonneterie et chapellerie.
L'immeuble endommagé pendant la Première Guerre Mondiale, fut démoli pour permettre la création de voies supplémentaires de chemin de fer sous le Pont de Laon.
Sources et CPA : "Reims et ses commerces" de Michel Thibault, éditions Alan Sutton.
Derniers Commentaires