Le site en ligne "Reims Avant" est un collectif de photographes créé le 15 mars 2012 dans la lignée du site ParisAvant.com et de ceux d'autres villes ; il prolonge également la démarche du livre Reims Mémoire de 1994 et utilise les nombreux recueils de cartes postales publiés,
ainsi que les propres collections des membres du collectif et celles d'Amicartes 51.
Aucune ville ne semble se prêter mieux à cette démarche comparative "passé-présent" ou "avant-maintenant" que Reims : en effet, la métropole gallo-romaine de toute la Belgica
et du baptème de Clovis, la "ville des sacres" des rois de France devient à partir de 1914, la "ville martyre" presque entièrement détruite par les bombardements de la Première guerre
mondiale ; l'essentiel de la trame des rues antiques et médiévales a cependant perduré jusqu'à aujourd'hui. Trois thèmes documentaires apparaissent particulièrement dans notre site :
||||| Rues de Reims ||||| Exploitation des cartes postales anciennes ||||| Guerre 1914-1918 ||||| Histoire de la carte postale ||||| Amicartes 51
Fresson, Bernard.
(1931-2002). Comédien. Né à Reims le 27 mai 1931, décédé à Orsay (Essonne) le 20
octobre 2002. Fils du boulanger-pâtissier Paul Fresson (1907-1981), 48, rue Chanzy à Reims, bien que sorti 1er de sa promotion à HEC, Bernard René Pierre Fresson est devenu acteur de cinéma. Son
corps a été incinéré au Père-Lachaise à Paris. Son épitaphe figure sur la sépulture de sa famille au Cimetière de l'Est à Reims.
Voir biographie et filmographie.
Cpa-SRégnier - 128
Ferry, place Jules [1925].
<= 55-56, rue de Cernay, => 1-2, boulevard Saint-Marceaux.
(1832-1893). Créateur de l’enseignement laïque. Né à Saint-Dié le 5 avril 1832, décédé à Paris le 17 mars 1893. Jules François Camille Ferry, franc-maçon, créa sous la troisième République l’enseignement primaire, laïque, gratuit et obligatoire. Il mourut président du Sénat et repose à Saint-Dié. Jules Ferry avait des origines champenoises par sa mère Joséphine Adèle Jamelet (1800-1836), née à Attigny (Ardennes), fille de Jean Jamelet (1756-1826), juge au Tribunal de Vouziers, qui fit ses études à Reims.
Au milieu de l'image on peut voir l'échope d'un fameux photographe rémois : Jean Diblik, surement l'auteur de ce cliché de 1959.
http://dtant.free.fr/Diblik.pdf
Il fut le beau père de John Littleton qui se maria avec Jeanine Diblik, juste en face dans l'église Saint André.
http://reimspunknroll.free.fr/littleton.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Littleton
http://membres.multimania.fr/johnlittleton/famille.htm
1959 / mai 2013 souce CPA : collection B.Djoukanovitch scan : VZR Cpa-BoscoDjoukan-114
Ce long axe rectiligne est une voie romaine qui maintient sa rectitude sur plusieurs centaines de kilomètres :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Decumanus
le site du lycée :
http://www.lyceejeanjauresreims.fr/
de l'asso de commerçants :
qui était Jean Jaurès :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Jaur%C3%A8s
le succursalisme à Reims en avant / à(peu)près :
http://www.reimshieretaujourdhui.com/index.php?page=cernay
Jaurès, avenue Jean [1921].
<= 14, place Aristide-Briand, => route de Witry.
En 1920 il fut proposé de débaptiser la rue du Barbâtre en faveur de Jean-Jaurès. C’est la rue du Faubourg-Cérès qui fut débaptisée. C’est une des voies les
plus longues de Reims.
1700 mètres de longueur.
(1859-1914). Homme d’État. Né à Castres (Tarn) le 3 septembre 1859, mort à Paris le 31 juillet 1914. Jean-Jaurès, le grand tribun socialiste, agrégé de philosophie, fut professeur à Albi (1881-1883), maître de conférences à l’Université de Toulouse (1883-1885), élu député du Tarn à 26 ans, en 1885, député socialiste de Carmaux en 1893. Il fonda, en 1901, le parti socialiste français, opposé au parti socialiste de France, et le journal L’Humanité en 1904. Il fut assassiné au café du Croissant, par un jeune Rémois, Raoul Villain (1885-1936) fils du greffier en chef du Tribunal civil de Reims, à la veille de la déclaration de guerre. Raoul Villain revenait de l’enterrement de sa grand-mère, décédée à Cormontreuil et inhumée à Reims au Cimetière du Nord, lorsqu’il assassina Jaurès. Jaurès repose au Panthéon. Le 21 juin 1896, Jaurès vint à Reims donner une conférence au Cirque, pour les verriers de Carmaux.
A gauche, l'ancien cinéma L'Eden, au fond à gauche, le Lycée Jean-Jaurès.
C'est une véritable figure de l'histoire de Reims qui est partie le 15 mars. La cérémonie religieuse en hommage à Olivier Rigaud aura lieu en l'église Saint-Jacques ce mardi après-midi.
(voir l'article de L'Union du 19 mars)
ReimsAvant a toujours pu compter sur Olivier Rigaud, il était toujours là pour nous donner renseignements et documentations. Nous nous associons à la peine de sa famille et lui témoignons tout notre soutien.
Alsace-Lorraine, rue d’ [1887].
<= 208-210, avenue Jean-Jaurès, => 153-155, rue de Cernay.
510 mètres de longueur.
Cette voie existait déjà en 1876, son nom fut maintenu en 1887. Elle fut tracée en partie sur l’ancien chemin de la Procession.
Comme celles de Strasbourg, Thionville et Metz situées dans le même quartier, cette rue rappelle qu’après 1870 beaucoup de familles, qui optèrent pour la France, vinrent s’installer dans le faubourg de Cernay, après l’annexion par l’Allemagne de l’Alsace et de la Lorraine en 1871.
Source : J-Y Sureau La Vie Rémoise : https://sites.google.com/site/lavieremoise/l--les-rues-de-reims-memoire-de-la-ville/a---les-rues-de-reims
CPA : Bosco Djoukanovitch.
La vue est prise au croisement avec la rue des Gobelins, en direction de la rue de Cernay.
Notez que le bureau de tabac de l'époque à gardé son activité jusqu'à aujourd'hui, sous l'enseigne "Le Flash".
En 1870, la ville de Reims connut une importante immigration d'Alsaciens et de Lorrains fuyant leurs provinces annexées par l'Allemagne.
Ils s'installèrent au bout du quartier de Cernay (entre l'avenue Jean-Jaurès et la rue de Cernay), et bâtirent des rues entières nommées : rue de Metz, de Strasbourg et d'Alsace-Lorraine.
Source et CPA : "Reims et ses Quartiers" de Michel Thibault, éditions Alan Sutton
- Alsace-Lorraine, rue d’ (créée en 1876) Baptisée en souvenir des immigrés de 1870 de cette région qui s’installèrent dans le quartier Cernay. Les habitants de cette région avaient eu le choix : devenir allemand ou émigrer. Cette voie n’a pas été reconnue par la mairie en 1895 . Elle va du faubourg Cérès à la rue de Cernay.
Source : J-C Thuret Reims rues et lieux
La vue est prise en direction de l'avenue Jean-Jaurès, au croisement de la rue des Gobelins.
Bergier, Nicolas.
(1567-1623). Historien. Né à Reims le 1er mars 1567, mort au château de Grignon le 18 août 1623. Nicolas Bergier, licencié ès lois, procureur de
l’échevinage, avocat, homme de lettres, jurisconsulte, enseigna au Collège des Bons-Enfants et à la Faculté de droit de l’Université de Reims. Il fut nommé, grâce à son ami le président de
Bellièvre, historiographe de France, et fut l’auteur du Dessein de l’histoire de Reims et de l’Histoire des Grands Chemins de l’Empire Romain. Il épousa à Reims, en 1597, Marie Quatresols, veuve
de Gérard Queutelot, procureur au siège présidial de Reims. Il repose dans l’église de Thiverval (Yvelines).
Sources : J-Y Sureau, La Vie Rémoise : https://sites.google.com/site/lavieremoise/biographies-remoises/biographies-remoises---b
Cette place est traversée par la rue des Gobelins qui va du boulevard Dauphinot à l'avenue Jean-Jaurès. Dans le fond on voit l'église St JeanBaptiste de la Salle.
La photo de Gallica date du 14 janvier 1917, soit 96 ans jour pour jour, et représente "un boyau de communication dans le Faubourg Cérès".
Difficile de s'imaginer aujourd'hui que le sol de ce quartier tranquille était "balafré" de tranchées, ces blessures meutrières heureusement cicatrisées de nos jours.
La photo de Gallica date du 26 août 1917.
Ce dispensaire municipal était situé au 120 avenue Jean Jaurès (dénommée à l'époque "faubourf Cérès"), à l'entrée du boulevard Carteret.
D'après Michel Thibault dans son livre "Reims le Tramway hier et aujourd'hui" Ed Alan Sutton, c'était un dispensaire de la Croix-Rouge qui sera détruit dans les années 1920, pour améliorer la circulation sur le boulevard Carteret.
Un bâtiment identique se trouvait de l'autre côté de l'avenue Jean-Jaurès, donc à l'entrée du boulevard Jamin.
Jaurès, avenue Jean [1921].
<= 14, place Aristide-Briand, =>route de Witry.
En 1920 il fut proposé de débaptiser la rue du Barbâtre en faveur de Jean-Jaurès. C’est la rue du Faubourg-Cérès qui fut débaptisée. C’est une des voies les plus longues de Reims.
1700 mètres de longueur.
(1859-1914). Homme d’état. Né à Castres (Tarn) le 3 septembre 1859, mort à Paris le 31 juillet 1914. Jean-Jaurès, le grand tribun socialiste, agrégé de philosophie, fut professeur à Albi (1881-1883), maître de conférences à l’Université de Toulouse (1883-1885), élu député du Tarn à 26 ans, en 1885, député socialiste de Carmaux en 1893. Il fonda, en 1901, le parti socialiste français, opposé au parti socialiste de France, et le journal L’Humanité en 1904. Il fut assassiné au café du Croissant, par un jeune Rémois, Raoul Villain (1885-1936) fils du greffier en chef du Tribunal civil de Reims, à la veille de la déclaration de guerre. Raoul Villain revenait de l’enterrement de sa grand-mère, décédée à Cormontreuil et inhumée à Reims au Cimetière du Nord, lorsqu’il assassina Jaurès. Jaurès repose au Panthéon. Le 21 juin 1896, Jaurès vint à Reims donner une conférence au Cirque, pour les verriers de Carmaux.
Source : Jean-Yves Sureau https://sites.google.com/site/lavieremoise/
La vue est prise à hauteur de la bibliothèque Holden en direction de la place Aristide Briand, à droite : la rue Ferrand, plus bas à gauche : la rue du Bastion.
Malgré tous mes efforts et plusieurs prises successives, je n'arrive pas à en sortir un montage, certaines règles de la perspective m'échappent encore...
Le toit en arrière plan est celui de l'école primaire Gerbault.
Bon jeu des 777 différences, les Rémois sont bien des bâtisseurs...
infographie par Laurent-Antoine LeMog
Vers 1900, la rue de Cernay est un axe important, entrée de la ville sur la route du Luxembourg. Elle voit passer de nombreux citoyens luxembourgeois qui font d'abord étape à Reims avant de poursuivre leur route vers Paris. Les commerces y sont alors prospères, le déclin du secteur est récent, il apparaît à la fin des années 1980.
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