Le site en ligne "Reims Avant" est un collectif de photographes créé le 15 mars 2012 dans la lignée du site ParisAvant.com et de ceux d'autres villes ; il prolonge également la démarche du livre Reims Mémoire de 1994 et utilise les nombreux recueils de cartes postales publiés,
ainsi que les propres collections des membres du collectif et celles d'Amicartes 51.
Aucune ville ne semble se prêter mieux à cette démarche comparative "passé-présent" ou "avant-maintenant" que Reims : en effet, la métropole gallo-romaine de toute la Belgica
et du baptème de Clovis, la "ville des sacres" des rois de France devient à partir de 1914, la "ville martyre" presque entièrement détruite par les bombardements de la Première guerre
mondiale ; l'essentiel de la trame des rues antiques et médiévales a cependant perduré jusqu'à aujourd'hui. Trois thèmes documentaires apparaissent particulièrement dans notre site :
||||| Rues de Reims ||||| Exploitation des cartes postales anciennes ||||| Guerre 1914-1918 ||||| Histoire de la carte postale ||||| Amicartes 51
Les premiers meetings aériens du monde ont lieu à Reims en 1909 et en 1910. Ils voient s'y dérouler des compétitions de ballons à air chaud, de dirigeables et d'aéroplanes.
La Grande Semaine d'aviation de Champagne de 1909 est organisée à l'initiative d'Henri Farman et du Marquis de Polignac, dans la plaine de Bétheny du 22 au 29 août.
Trente-six appareils sont engagés dans la compétition. Les pilotes évoluent sur leur propre appareil ou à défaut sur ceux inventés par Wright, Ariel, Blériot, Antoinette et Voisin, Farman. Les pilotes s'appellent Louis Blériot, Henri Farman, Hubert Latham, Robert Esnaut-Pelterie, de Lambert, Tissandier, Sommer, Delagrange. Glenn Curtiss remporte le 1er prix de l'épreuve de vitesse.
Au centre-ville, le terrain du Boulingrin, qui reste non bâti car trop proche du cimetière du nord, sert de point de départ à une épreuve d'envol de ballons sphériques.
Près d'un million de personnes ont assisté à cet évènement au retentissement mondial.
En 2009 pour fêter les 100 ans de ce premier meeting aérien international, la ville de Reims organise avec la BA 112 le Meeting du Centenaire qui s'est tenu sur deux jours ouverts au public, les samedi 27 et dimanche 28 juin.
De nombreux avions et pilotes étrangers sont présents.
En 1910 la plaine de Bétheny accueille un nouveau meeting. En un an, les avions ont beaucoup progressé. Ils vont plus vite, plus haut et volent plus longtemps.
Et les femmes s'y mettent : on remarque la participation de la Baronne Raymonde de Laroche qui pilote, en chapeau, un aéroplane du constructeur Voisin.
En 2009 c'est le commandant Virginie Guyot qui occupe le poste de "charognard" de la Patrouille de France. Six mois plus tard elle sera le leader de la PAF. C'est la première fois dans le monde qu'une femme prend le commandement d'une patrouille acrobatique.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Virginie_Guyot
Après les deux meetings "civils" de 1909 et 1910, Reims sera le théâtre de deux meetings militaires en 1911 et en 1913. Roger Sommer, industriel de textile à Mouzon dans les Ardennes, devient également un important constructeur d'avions.
C'est à la suite du meeting de 1911 que le terme "avion" est préconisé pour les appareils militaires.
En 2009, des avions de l'Armée de l'Air : Dassault Rafale feront des exhibitions spectaculaires dans le ciel Rémois
Les Affiches de 1909 et 2009 :
Sources et CPA :
- "Reims Mémoire en Images" de Michel Thibault, Editions Alan Sutton
- "Reims il y a 100 ans en Cartes Postales Anciennes" d'Olivier Rigaud, Editions Patrimoines Médias
Voir aussi ce PDF : http://www.hydroretro.net/etudegh/semaine_aviation_champagne_1909.pdf
Le Fort de la Pompelle se trouve à 5 km de Reims sur la D 944 en direction de Châlons-en-Champagne.
Classé Monument Historique, haut lieu de la guerre 1914-1918, il fut construit de 1880 à 1883 pour compléter la ceinture fortifiée de Reims, conçue par le Général Séré de Rivière après la guerre
de 1870. C’est le seul fort qui resta aux mains des alliés durant la Grande Guerre et assura la défense de Reims.
Cet ouvrage secondaire était destiné à appuyer les forts principaux de Witry-lès-Reims, Nogent-l'Abbesse, Brimont, Saint-Thierry, Fresnes et Montbré. D'une superficie de 2 ha 31, il était doté d'une artillerie de six canons de 155 mm courts, modèle 1881, du système de Bange et de quatre canons de 138 mm, auxquels s'ajoutaient des pièces de flanquement et mitrailleuses. Une compagnie d'artilleurs de 277 hommes tenait garnison dans le fort.
LES COMBATS DE LA PREMIERE GUERRE MONDIALE :
Désarmé en 1913, le fort est occupé sans combat par les Allemands le 4 septembre 1914. C'est seulement après la victoire de la Marne qu'il sera reconquis par des soldats français du 138e Régiment d'Infanterie, le 24 septembre 1914.
C'est alors que le fort de la Pompelle va jouer un rôle prédominant, devenant la clé de voûte de la défense du secteur de Reims. En effet, les bombardements allemands sont très importants dans la région, détruisant pratiquement la ville de Reims. Mais l'acharnement des hommes du fort parvient à contenir les assauts successifs de l'armée allemande (attaques d'infanterie, bombardements, mines, etc.)
Cent quatre-vingts régiments, dont deux brigades spéciales russes envoyées par le tsar Nicolas II en 1916, vont se succéder pour défendre le fort. À ce moment-là, c'est non moins de mille cinq cents à deux mille hommes qui sont présents sur le site. On peut facilement imaginer les conditions de vie... mais le fort ne sera jamais repris, contrairement aux autres forts alentours. Les hommes du fort furent aussi fortement aidés par la marine nationale dont les canonnières stationnaient sur le canal entre Sept-Saulx et Courmelois, et qui de cet endroit bombardaient les lignes allemandes. Enfin, le 1er Corps d'Armée Colonial du général Mazillier s'y couvre de gloire en 1918.
LE MUSEE DU FORT DE LA POMPELLE :
Classé monument historique le 23 mars 1922, le fort est aujourd'hui un musée : le musée du fort de la Pompelle, inauguré le vendredi 10 novembre 1972 par Michel Debré, ministre d'État chargé de la défense nationale. Ce musée fut initié par le Colonel Abrial, puis développé par le Colonel Raoul Jahan de Lestang. On peut notamment y admirer l'étonnante collection, unique au monde, qui regroupe 560 coiffures de l'armée allemande (ancienne collection de Charles Friese), une grande collection de sabres et de médailles, une partie consacrée à l'aviation et des uniformes.
Sources :
- http://www.ville-reims.fr/index.php?id=157
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Fort_de_la_Pompelle
"Von den Deutschen besetztes hauptfort Brimont" : Devant le principal fort occupé par les Allemands, Brimont.
1916 ?
Ceinture fortifiée de Reims, construite par Raymond Adolphe Séré de Rivières.
Cpa : Thomas Geffrelot ; Prise de Vue et Montage : Zénon Rigaud, le 17/03/12.
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