Le site en ligne "Reims Avant" est un collectif de photographes créé le 15 mars 2012 dans la lignée du site ParisAvant.com et de ceux d'autres villes ; il prolonge également la démarche du livre Reims Mémoire de 1994 et utilise les nombreux recueils de cartes postales publiés,
ainsi que les propres collections des membres du collectif et celles d'Amicartes 51.
Aucune ville ne semble se prêter mieux à cette démarche comparative "passé-présent" ou "avant-maintenant" que Reims : en effet, la métropole gallo-romaine de toute la Belgica
et du baptème de Clovis, la "ville des sacres" des rois de France devient à partir de 1914, la "ville martyre" presque entièrement détruite par les bombardements de la Première guerre
mondiale ; l'essentiel de la trame des rues antiques et médiévales a cependant perduré jusqu'à aujourd'hui. Trois thèmes documentaires apparaissent particulièrement dans notre site :
||||| Rues de Reims ||||| Exploitation des cartes postales anciennes ||||| Guerre 1914-1918 ||||| Histoire de la carte postale ||||| Amicartes 51
Ange au sourire
L'Ange, du portail nord de la façade occidentale, fut décapité par la chute d'un bois de l'échafaudage en feu, lors du bombardement du 19 septembre 1914. Les morceaux de sa tête furent soigneusement recueillis, comme d'ailleurs tous les débris de sculptures qui jonchaient le sol dans et au pourtour de la cathédrale.
La tête réparée fut remise en place et l'événement célébré le 13 février 1926.
Son sourire énigmatique lui valut le surnom de "Sourire de Reims" ou "Ange au sourire", appellation devenue emblématique.
Les "ateliers rémois" de sculpture, vers 1255, ont fait une synthése des différents apports des ateliers "chartrains", "antiquisants", "amiénois" ... pour créer un style champenois original qui trouve son apogée dans l'Ange au sourire.
D'après les marques laissées par les sculpteurs (flèche verticale surmontée ou soulignée de tirets), le "frère jumeau" de l'Ange au sourire, l'Ange Gabriel de "l'Annonciation", que l'on voit au portail central, aurait dû se trouver à sa droite encadrant la statue de Albert de Louvain tenant sa tête entre ses mains.

A bientôt
J'en profite pour vous demander d’éclaircir un énigme. La tête de l’Ange au Sourire est ramassée par l’abbé Thinot, dès le lendemain de l’incendie, et mise en sûreté dans les caves de l'archevêché. C'est là qu'elle est découverte par Max Sainsaulieu, le 30 novembre 1915.
Ma question porte sur le prénom de cet abbé. Certains, comme Yann Harlaut le prénomme Jules mais le Maître de chœur à la cathédrale, Né à Gueux le 1er décembre 1874, aumônier volontaire, Mort pour la France le 16 Mars 1915, se prénomme Rémi ou Rémy. C'est d'ailleurs parcequ'il est morta u front qu'on ne savait pas où il l'avait caché
Rémi ou Jules. Qui aurait une piste ?
Cdt
Armand
Poignante énigme ! Je ne saurais y donner suite mieux que Mr Harlaut... Oui Christian ce sourire fut bien sauvé par le courage, mais aussi par la sagesse de Violet-Leduc qui en avait fait un moulage.
Vincent Zénon
J'ai fait une demande auprès d'une personne très au fait de ces choses là, si elle connait la réponse, nous vous éclairerons bien sûr
Véronique