"Le bon vieux temps c'est maintenant"
Robert de Niro
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Le site en ligne "Reims Avant" est un collectif de photographes créé le 15 mars 2012 dans la lignée du site ParisAvant.com et de ceux d'autres villes ; il prolonge également la démarche du livre Reims Mémoire de 1994 et utilise les nombreux recueils de cartes postales publiés,
ainsi que les propres collections des membres du collectif et celles d'Amicartes 51.
Aucune ville ne semble se prêter mieux à cette démarche comparative "passé-présent" ou "avant-maintenant" que Reims : en effet, la métropole gallo-romaine de toute la Belgica
et du baptème de Clovis, la "ville des sacres" des rois de France devient à partir de 1914, la "ville martyre" presque entièrement détruite par les bombardements de la Première guerre
mondiale ; l'essentiel de la trame des rues antiques et médiévales a cependant perduré jusqu'à aujourd'hui. Trois thèmes documentaires apparaissent particulièrement dans notre site :
||||| Rues de Reims ||||| Exploitation des cartes postales anciennes ||||| Guerre 1914-1918 ||||| Histoire de la carte postale ||||| Amicartes 51
Robert de Niro
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- Carnot, rue Marie François Sadi - (baptisée en 1894) Président de la République (11/08/1837-25/06/1894).
A l’origine, la rue devait rendre hommage à une famille célèbre. Le prénom fut rajouté après coup, à l’occasion de l’assassinat du Président de la République par un anarchiste italien, Santi Caserio à Lyon le 24/06/1894. On y a trouvé des traces du Décumanus et de l’aqueduc romain de la Suippe que l’on retrouve aussi dans les rues Cérès, de Vesle et Saint-Jean-Césarèe. La rue a été élargie en 1809 par démolition des 2 maisons de l’entrée de la rue. Depuis la porte du Chapitre il y a de nombreuses caves moyenâgeuses situées au 2ème niveau sous les caves normales. Elles ont souvent été classées abris anti-aériens pendant la 2ème guerre mondiale. Depuis ces caves, on avait la possibilité d’aller (depuis le n°15 -souvenir personnel) sous l’ancien conservatoire de musique (actuellement une banque) et les caves du palais de justice. Les accès en sont murés maintenant (souvenir personnel) . Jusqu'en 1950, on trouvait au coin de la rue de l' Écrevisse, le music-hall "La grande Taverne" haut lieu de réjouissance des armées victorieuses pendant les 2 guerres mondiales. On y a vu des Prussiens, des Allemands , des Américains et quelques Français. Auparavant, en 1880, on y voyait un magasin d'habillement "Au Pauvre Diable" qui fut victime d'un incendie le 1er mars.
Source : J-C Thuret : Reims, Rues et lieux.
Montage Béatrice Keller
Alsace-Lorraine, rue d’ [1887].
<= 208-210, avenue Jean-Jaurès, => 153-155, rue de Cernay.
510 mètres de longueur.
Cette voie existait déjà en 1876, son nom fut maintenu en 1887. Elle fut tracée en partie sur l’ancien chemin de la Procession.
Comme celles de Strasbourg, Thionville et Metz situées dans le même quartier, cette rue rappelle qu’après 1870 beaucoup de familles, qui optèrent pour la France,
vinrent s’installer dans le faubourg de Cernay, après l’annexion par l’Allemagne de l’Alsace et de la Lorraine en 1871.
[Voir une photographie sur
ReimsAvant]
Cpa-BoscoDjoukan-109 années 30 / mai 2013
Cernay, rue de [1887].
<= 18-20, avenue Jean-Jaurès, => rue Nungesser-et-Coli.
Ancien chemin de Cernay (depuis le faubourg Cérès jusqu’au chemin de fer).
1680 mètres de long, en 1929.
[Voir une photographie de ReimsAvant]
Voici la même succursale au moins dix ans plus tôt, avec la même famille Massu, issue d'un livre de Michel Thibault aux éditions Alain Sutton.
Un grand merci à Laurent Leroy pour la remontée d'information.
http://www.leroy-goulet-turpin.com/
http://www.reimshieretaujourdhui.com/index.php?page=cernay
Situé au 55 rue Libergier, le lycée Hugues Libergier est un établissement public. Il a connu diverses formes : Ecole professionnelle de garçons, école primaire secondaire de jeunes filles, lycée technique nationalisé, etc... avant de devenir un lycée d'Etat en 1967. Le lycée accueille les élèves de filières générales (S et ES) ainsi que ceux de la filière STL (Sciences et technologies de laboratoire) et ST2S (Sciences et technologies de la santé et du social). L'établissement propose également de nombreux BTS (Assistant de manager, commerce international, analyse de biologie médicale) ainsi que des licences professionnelles. Depuis l'année 2007, le lycée a un taux de réussite qui dépasse les 80 %.
Source : Le Parisien Etudiant
Site Internet : www.libergier.net
Montage Béatrice Keller.
cpa : B.Djoukanovitch 477-VZRigaud
avant-guerre / mars 2013
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Godinot
http://eau.reimsmetropole.fr/Histoire-des-eaux-a-Reims.html
http://www.maisons-champagne.com/bonal/pages/01/05-01-1
Clovis, rue [1864].
<= 95-99, rue de Vesle, => 82-84, rue de Venise.
Ancienne rue d’Amour. Une ordonnance du 29 avril 1839 fut prise pour son prolongement à droite et à gauche de la
rue de Vesle (voir rue Jeanne-d’Arc). En 1856 on projeta de la faire partir des Promenades pour rejoindre la rue Folle-Peine. Elle fut ouverte de la rue de Vesle à la rue des Carmélites
en 1858. La partie de la rue Folle-Peine, comprise entre la rue du Jard et la rue de Venise, prit le nom de Clovis.
782 mètres de longueur.
(465-511). Né vers 465, mort à Paris le 27 novembre 511. Clovis, roi des Francs, dont l’épouse, sainte Clotilde, avec l’aide de sainte Geneviève et de saint Remi, réussit à le convertir au christianisme. Catéchisé par le prêtre de Toul, saint Waast, évêque d’Arras, Clovis fut baptisé par saint Remi, assisté de saint Médard et de saint Godard, dans le baptistère de la cathédrale de Reims, le 25 décembre 496, en même temps que ses sœurs Arboflède et Lantilde, ainsi que 3000 hommes, l’élite de la cour et de l’armée. C’est lors de la bataille de Tolbiac que Clovis se serait écrié « Dieu de Clotilde, Dieu de Remi, donnez-moi la victoire, et je serai chrétien ». Clovis tint parole, et le fier Sicambre arriva à Reims, se jeta aux genoux de saint Remi et demanda le baptême en promettant de brûler ce qu’il avait adoré et d’adorer ce qu’il avait bûlé. C’est ainsi que par saint Remi, la France est devenue chrétienne. Le Saint Chrême fut apporté par une colombe qui tenait en son bec une fiole qu’elle offrit au Pontife. Cette sainte Ampoule, pendant quatorze siècles, consacrera les rois de France.
Clovis, place [1864].
Cette ancienne place, créée et dénommée en 1864, fut redénommée place Gaston Poittevin en 1946.
Source : J-Y Sureau La Vie Rémoise
CPA : Coll. B.Keller ; Baudet Editeur, non datée, non circulée, il semblerait qu'elle date de l'immédiate après-guerre : fin 1918, 1919.
Photo et montage : Béatrice Keller.
Fresson, Bernard.
(1931-2002). Comédien. Né à Reims le 27 mai 1931, décédé à Orsay (Essonne) le 20
octobre 2002. Fils du boulanger-pâtissier Paul Fresson (1907-1981), 48, rue Chanzy à Reims, bien que sorti 1er de sa promotion à HEC, Bernard René Pierre Fresson est devenu acteur de cinéma. Son
corps a été incinéré au Père-Lachaise à Paris. Son épitaphe figure sur la sépulture de sa famille au Cimetière de l'Est à Reims.
Voir biographie et filmographie.
Cpa-SRégnier - 128
Ferry, place Jules [1925].
<= 55-56, rue de Cernay, => 1-2, boulevard Saint-Marceaux.
(1832-1893). Créateur de l’enseignement laïque. Né à Saint-Dié le 5 avril 1832, décédé à Paris le 17 mars 1893. Jules François Camille Ferry, franc-maçon, créa sous la troisième République l’enseignement primaire, laïque, gratuit et obligatoire. Il mourut président du Sénat et repose à Saint-Dié. Jules Ferry avait des origines champenoises par sa mère Joséphine Adèle Jamelet (1800-1836), née à Attigny (Ardennes), fille de Jean Jamelet (1756-1826), juge au Tribunal de Vouziers, qui fit ses études à Reims.
A l'époque, le trajet du tram passe à l'intersection de la rue Villeminot-Huart et du Boulevard Roederer. Devant le café-hôtel des Marronniers, deux frères des Ecoles chrétiennes posent devant l'objectif du photographe. L'établissement deviendra l'hôtel Europa.
Plus loin nous voyons l'ancien siège social des Docks Rémois, maison de commece à succursales multiples fondée en 1888 qui comptera 1250 succursales, sous le nom de Familistère, en 1932.
Source : "Reims le Tramway, hier et aujourd'hui" de Michel Thibault, éditions Alan Sutton.
Depuis 1931, cette portion du boulevard Roederer s'appelle boulevard Joffre. La vue est prise en direction de la place de la République.
Remarquez la faute d'orthographe sur la carte postale qui écrit Villeminot-Huart avec un D à la place du T final.
Montage Béatrice Keller.
Retrouvez sur Reims Avant, un autre article sur cette partie du boulevard Joffre :
L'église Saint-Jacques est, après la basilique Saint-Remi, la plus ancienne église de Reims. Sa sobre façade aveugle percée de trois portails masque une nef à triforium gothique du XIIe siècle, un choeur gothique flamboyant du début du XVIe siècle et deux chapelles Renaissance à colonnes corinthiennes du milieu du XVIe siècle. Les vitraux contemporains ont été conçus par Vieira da Silva et Sima.
cpa : SRegnier - 157 VZRigaud
1915 / 2013
Je ne suis exceptionnellement pas en mesure de vous proposer un diptyque harmonieux car si vous observez bien ce montage, ma photo moderne ne couvre que moins des 3/4 du cliché ancien qui est pris avec un grand-angle bien supérieur à mon 18mm. En conséquence le diptyque n'aurait que peu d'intérêt.
Consolons-nous avec ces deux images synchronisées de la vue du clocher de Saint-Jacques au début du siècle dernier et en espérant pouvoir un jour y mettre une d'aujourdhui à la suite, si il à bien été reconstruit suffisamment à l'identique pour ne pas en altérer le point de vue.
cpa : B.Djoukanovitch - 478-9 VZRigaud
1903-4
http://www.culture.gouv.fr/champagne-ardenne/3documentation/nav2_vitraux_stjacques_reims.html
http://www.ateliersimonmarq.com/accueil
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Jacques_de_Reims
Forum, place du [1932].
<= 10, rue Colbert, 16, rue des élus,
=> rue Courmeaux, rue Pluche.
Ancienne place des Marchés. En 1932 elle fit l’objet d’un nouveau numérotage des immeubles à la suite de son agrandissement et de la suppression de la
rue Saint-Crépin.
85 x 60 mètres.
L’ancien marché couvert édifié en 1838 sur les dessins de H. Durand et Brunette, architectes, se composait de façades à arcades en pierre, couvert d’une charpente en fer. Il était l’un des premiers spécimens de ce genre de construction, d’après Alphonse Gosset. A la suite de la réédification des halles au Boulingrin, la place des Marchés perdit sa signification. La démolition des anciennes halles permit de dégager l’ancien Forum de l’époque gallo-romaine. C’est un des plus grands vestiges que l’on connaisse de l’ancienne Gaule, désigné en archéologie sous le nom de cryptoportique. La place était coupée en deux par le Rang Sacré, file de maisons anciennes et pittoresques allant à peu près de la rue de Tambour à la rue Bertin ; le marché au drap se tenait du côté de l’hôtel Le Vergeur, alors que du côté de la rue de l’Arbalète on trouvait le marché au blé, au pain, la boucherie et la harangerie (poissonnerie). Le Rang Sacré fut abattu en 1837. Une maquette ancienne du Rang Sacré, par Dallier-Bonnette, est visible au musée Saint-Remi.
Source : J-Y Sureau La vie Rémoise
La vue est prise en direction de la place Royale, via la rue Trudaine. Après la Première Guerre Mondiale, l'immeuble où se tenait le magasin "A la Glaneuse" ne sera pas reconstruit, ni son pendant situé de l'autre côté de la rue Colbert, ce qui a permis d'agrandir la place des Marchés qui deviendra la place du Forum que nous connaissons.
CPA et photo : Béatrice Keller.
En 1919, alors que le Nord-Est de la France, en ruine, commence à se redresser, des éditeurs de cartes postales inscrivent sur leurs clichés de Reims l'annotation suivante : "Notre Grande Ville du Front".
La première raison à cela est que Reims fut la plus grande ville du pays, en terme de population, à se trouver directement sur la ligne de front pendant les quatre années de la Grande Guerre.
La deuxième raison est que le tourisme de mémoire commence à se développer et qu'il faut montrer les destructions de la Ville Martyre qui, avec sa cathédrale, devient le symbole de la victoire nationale (et internationale) sur la barbarie ennemie.
Quant à la Porte du Chapitre, elle est un exemple typique de l'architecture qui a marqué la transition du style gothique à l'art de la Renaissance.
Rappelons le petit tour de force réalisé par les architectes et entrepreneurs à la reconstruction de Reims : la RN 51 (Charleville-Epernay) qui traverse la ville, a été élargie. La porte a donc été démontée entièrement, ses pierres numérotées et remontées fidélement sur l'alignement de la rue élargie, un peu en retrait de son emplacement d'origine.
Source : "Reims, ses rues, ses places,ses monuments" de Daniel Pellus, éditions Horvath.
Pour en voir plus sur place : 2G... 3G... 7G... numéros de re-pose toujours visibles au revers de la Porte.
Pour en savoir plus dans d'autres documents (Rha)
C'est pour cette dernière raison qu'elle ne peut pas apparaitre au même endroit en comparant la photo actuelle et la carte postale.
CPA et photo actuelle : Béatrice Keller
Montage Béatrice Keller.
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